Lettre N°47
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Gorze, Avril 2008

C
hers Amis,

Le Carême, avec le travail ascétique sur nous-mêmes, nous a permis de retrouver une certaine innocence du coeur et, par là, d’entrer dans ce long temps de Pâques, qui est celui de l’émerveillement. L’émerveillement nous délivre de notre moi, nous fait reprendre racine dans notre esprit et nous maintient en contact avec la Lumière Joyeuse qui est son fond. Là, nous voyons le visage de cette Lumière qui est Jésus Christ Lui-même, et nous naissons à Lui en laissant vivre en nous son propre émerveillement. C’est une communication des consciences qui, en Jésus, nous fait participer à la vie trinitaire. Il n’y a rien de plus haut pour l’homme, c’est l’expérience de sa naissance définitive. Sa vie en Dieu est un éternel état d’émerveillement, une extase d’amour, comme la vivent entre eux le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Réciprocité totale dans une totale désappropriation de soi.

L’émerveillement jaillit dès que nous découvrons l’étreinte de notre conscience par la conscience divine. Dans cette intimité nous respirons sa Présence. Pour tous les mystiques, ce contact avec Dieu suscite l’émerveillement jusqu’à l’enthousiasme ; c’est le chant nuptial du Créateur au coeur de sa créature. Force nous est donc d’arriver à ce constat extraordinaire : l’émerveillement n’est pas un sentiment passager de l’âme, mais une Tradition, la Tradition judéo-chrétienne dans sa substance même. Que des siècles de dolorisme l’aient engloutie est sans doute l’un des plus beaux coups du Démon à l’histoire du christianisme ! Celui-ci, comme l’écrit Alexandre Schmemann, est incompréhensible sans la joie : la grande joie est le contexte fondamental du christianisme, c’est d’elle que tout le reste tire et requiert sa signification. Et chaque fois que le christianisme, dans l’histoire, a perdu la joie, la Tradition comme telle a cessé d’exister ; les Institutions « pures et dures » ont pris le relais… Mais celles-là font le vide et ne sauvent personne ! Seule la joie libre, inconditionnelle et désintéressée est capable de transformer le monde.

Le Christ engendre Lui-même ses disciples à cette Tradition de l’émerveillement et de la joie lorsque, au lendemain de la résurrection, Il leur insuffle l’Esprit Saint (Jn 20,22). C’est l’Esprit de la vie et de la joie annoncé par les prophètes, mais qui est répandu maintenant en plénitude sur les hommes.

Désormais, ces prophéties sont réalisées pleinement en la personne même de Jésus Christ qui donne en partage à ses disciples sa propre joie (Jn 15,11). Maintenant la joie, dont l’inséparable clé est l’émerveillement, manifeste, là où elle se trouve, le Don de l’Esprit de Jésus. Là où est l’Esprit là est la joie, et là où est la joie, là l’Esprit appose son sceau sur la Tradition pour l’authentifier (Ga 5,22 ; Rm 14,17).

Engendrés par ce Souffle de Jésus, les disciples engendrent à leur tour, dans le même Souffle, l’Eglise, et pour elle, un avenir radicalement nouveau. L’Eglise est la demeure de l’Esprit. Elle ne naît, ne vit et ne vaut que par la joie.

A partir de la Pentecôte, une seule réalité domine la conscience exultante et émerveillée des Apôtres : Jésus Christ est ressuscité d’entre les morts ! Rien ne surpasse cette joie qu’ils insufflent à tous ceux qu’ils rencontrent. Il suffit de lire les Actes des Apôtres et les Epîtres pour communier au dynamisme explosif de leur émerveillement qui les pousse à témoigner de cette joie… jusqu’aux extrémités de la terre, même dans la souffrance et le martyre (2Co7,4 ; Ph 2,17 suiv.)

Le coeur profond d’un vrai disciple du Christ, ce qu’on appelle un « chrétien », est en état d’émerveillement permanent. Pour y arriver, la plénitude de la grâce nous est offerte, le Christ a « tout accompli » pour chacun de nous. A nous de nous y exercer. Il faut se lever avec cet exercice le matin et se coucher avec lui le soir. Entre les deux, multiplier les rappels tout au long de la journée. C’est simplement adopter le coeur de Marie : « Mon âme magnifie le Seigneur et mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur ! » Envers et contre tout !

Avec toute notre affection, à bientôt !

Père Alphonse et Rachel

Prière:

« Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ
qui, selon sa grande miséricorde,
nous a régénérés par la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts…
Dans cette pensée tressaillons de joie ineffable et pleine de gloire.
»

(1 Pierre 1,3-8)

Texte à méditer

Que soient pleins d’allégresse désert et terre aride,
que la steppe exulte et fleurisse…, qu’elle exulte de joie et pousse des cris…
C’est eux qui verront la gloire du Seigneur, la splendeur de notre Dieu…
Ceux qu’a libérés le Seigneur reviendront,
ils arriveront à Sion criant de joie, portant avec eux une joie éternelle.
La joie et l’allégresse les accompagneront, la douleur et les plaintes cesseront.

(Isaïe 35, 1-10)

Sessions en cours à Béthanie

Du 26 au 27 avril : avec Jean-Louis Garillon, Docteur en Naturopathie. Pour une approche intégrale de la santé selon la médecine quantique. Prendre sa vie en main. info 

Du 2 au 4 mai : « La voie des Psaumes » Apprendre à psalmodier, c’est découvrir la Bible en chantant et vivre dans l’esprit du Christ, c’est s’accorder tous les jours au chant du monde. info 

Du 8 au 9 mai : « A la découverte de l’Amour » Peu de gens savent ce que signifie « aimer » et connaissent les Lois de l’Amour. Pourtant nous sommes nés pour lui, chemin vers le bonheur. info 

Du 17 au 18 mai : « la bénédiction : puissance de guérison ». Bénir tout ce qui est et ce qui arrive, c’est ouvrir et s’accorder au ciel derrière les apparences. C’est faire surgir l’impossible.

Informations

Le dernier numéro du Chemin (N°78)du Printemps 2008 est paru.

Vous pouvez y découvrir…

· Braises d’amour
Alphonse Goettmann

· Dieu, au-dedans et au-dehors
St Hilaire de Poitiers

· Ce Juif qu’on appelle Iéshoua’ !
Rachel Goettmann

· De l’émerveillement vers un nouvel ordre de réalité
Michel Fromaget

· Saint Séraphim de Sarov : la joie et la souffrance
Métropolite Kallistos Ware

· Témoignage du couloir de la mort
Roger W. Mc Gowen

· Le pouvoir et la foi
Olivier Clément

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De tout coeur un immense « merci » pour vos vœux si amicaux et nombreux souhaitant un bon rétablissement à Rachel. Votre accompagnement et votre prière sont ce qu’il y a de plus précieux ! Rachel est encore dans l’épreuve, mais elle s’appuie sur la Joie du Christ ressuscité et vous envoie, avec le Père Alphonse, le saint Baiser Pascal !

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