Lettre N°7
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Septembre 2004

C
hers Amis,

Nous espérons que vous avez passé un bel été, plein de Lumière et de Vie, de repos surtout. Certains trouvent en ces moment-là enfin le temps qu’ils n’ont jamais en suffisance pour Dieu durant l’année, d’autres au contraire, en mettant l’âme et le corps au repos, reposent aussi l’esprit et mettent également Dieu en vacances…Les uns sont regonflés, les autres à plat ! De part et d’autre ce n’est pas facile, tous se rendent à l’évidence que sans une aide véritable et efficace la vie spirituelle est vraiment impossible…

C’est ce que pense aussi l’Eglise et sa sagesse séculaire. Personne ne peut faire le Chemin tout seul, sans repères ni discernement, en solitaire et à tâtons dans la nuit. Le fait de le reconnaître et le désir d’un changement est déjà notre premier pas de guérison ! Aussi, depuis la Pentecôte où nous avons reçu la plénitude de l’Esprit Saint, l’Eglise ne cesse de proposer Marie pour nous accompagner dans la réalisation de ce Chemin au quotidien. Il y a eu successivement la fête de la Visitation le 2 juillet, celle de l’Assomption le 15 août et celle de la Nativité le 8 septembre. Puis, le 14 septembre, l’Exaltation de la sainte Croix, sous laquelle se trouvent Marie et Jean. Comme pour exalter notre vie toute entière, Jésus nous remet en testament sa dernière volonté : « Voilà ton fils», dit-il à Marie, et à Jean : « Voilà ta mère ». Et l’Evangile précise admirablement : « Dès cette heure-là, le disciple la prit chez lui » (Jn 19,26-27). Dans cette petite phrase lapidaire se trouve toute la mystique du vrai disciple de Jésus et la réponse à toutes nos questions…


Marie est la Mère de Dieu et la Mère de chacun d’entre nous, mais aussi la Mère d’une humanité nouvelle, la « race des nouveaux-nés ». Dieu l’a posée comme norme dans l’histoire. Cela veut dire que là où se trouve Jésus Christ, dans la vie et le coeur d’un homme, c’est toujours Marie qui en est la Mère et l’y a accouché. Mais, en ce faisant, elle accouche aussi l’homme, toi, moi, à son ultime réalité. Car, par la naissance de Jésus en nous, nous sommes divinisés. L’homme n’est homme qu’en devenant dieu par grâce.

Ce devenir de l’homme est une lente gestation. Etre dans l’Eglise n’est pas une appartenance à un « machin socio-politique », mais habiter le sein de Marie qui nous porte vers la maturation jusqu’à la ressemblance avec le Christ. C’est pourquoi saint Augustin (IV° s) appelle Marie « le moule de Dieu » (forma Dei). Elle a formé en son sein Jésus Christ, et c’est ce même sein qui, en nous formant à notre tour, nous donne les mêmes traits que Jésus. Là où est l’Eglise, là est Marie.

Celui qui vit tous les jours dans ce compagnonnage avec Marie, dans la simple conscience souvent renouvelée d’être en Marie et de la vouloir près de soi, verra peu à peu sa vie s’illuminer par cette Présence. C’est une atmosphère indescriptible qui nous pénètre au plus profond, qui nous enveloppe et dans laquelle nous baignons, un regard incessant d’amour et de tendresse, une volonté douce mais ferme de nous conduire à chacun de nos pas. Marie est aux antipodes de toute pieuserie, elle est ni une déesse ni un écran qui s’interposeraient entre nous et Dieu. C’est l’exact contraire ! Sa transparence est totale, sa maternité est absolue, sa volonté est comme un diamant, son coeur liquide et brûlant comme de l’or en fusion, une seule détermination l’habite : nous donner le Christ. « Pour moi, vivre, c’est le Christ », dit saint Paul (Phil.1,21), c’est sans doute cette phrase qui la définit le mieux.

Marie est la première qui a pris le Chemin qu’est le Christ lui-même. Les Pères Anciens l’appellent donc « le Chemin du retournement ». En vivant avec elle, Marie nous engendre à son propre Chemin. Ce qui le caractérise en premier : c’est le grand « Oui » à la vie, à l’instant présent, l’abandon et la confiance totale en la volonté de Dieu ici et maintenant, en rendant grâces à ce Dieu qui mène tout à bien. « Mon âme magnifie le Seigneur et mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur ! ». Ce ravissement, cette joie permanente c’est le coeur de Marie, cette « atmosphère » dont nous parlions, qui, seule modifie en profondeur notre coeur et fait lever le soleil sur l’humanité en détresse; seule la joie transfigure le monde.

Avec Marie toute peur disparaît, il n’y a plus rien à craindre, tout est simple, même la mort, qui est, pour elle, de « passer de la vie à la Vie », comme nous le chantons.

Nous pourrions nous réveiller tous les matins en disant avec Marie : « Voici ta servante (ton serviteur), Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole » (Lc 1, 38) et répéter cette phrase de temps à autre dans la journée, surtout devant les difficultés. Cela deviendrait peu à peu une attitude. C’est un style de vie révolutionnaire !

Avec toute notre affection, et à bientôt !

Père Alphonse et Rachel

Prière à Marie de saint Bernard (XII ° s)


Marie est cette noble étoile,
dont les rayons illuminent le monde entier,
dont la splendeur brille dans les cieux et pénètre les enfers.
Elle illumine le monde et échauffe les âmes, elle enflamme les vertus et consume les vices,
elle brille par ses mérites et éclaire par ses exemples.

O toi qui te vois ballotté dans le courant de ce siècle au milieu des orages et des tempêtes,
ne détourne pas les yeux de l’éclat de cet astre si tu ne veux pas sombrer dans les tempêtes.

Si les vents de la tentation s’élèvent, si tu rencontres les récifs des tribulations,
regarde l’étoile, invoque
Marie.
Si tu es submergé par l’orgueil, l’ambition, le dénigrement et la jalousie,
regarde l’étoile, crie vers
Marie.
Si la colère, l’avarice ou les fantasmes de la chair secouent le navire de ton esprit,
regarde
Marie.
Si, accablé par l’énormité de tes crimes, confus de la laideur de ta conscience,
effrayé par l’horreur du jugement, tu commences à t’enfoncer dans le gouffre de la tristesse,
dans l’abîme du désespoir, pense à
Marie.
Que son nom ne quitte pas tes lèvres, qu’il ne quitte pas ton coeur
et pour obtenir la faveur de ses prières, n’oublie pas les exemples de sa vie.

En suivant Marie, on ne dévie pas,
en la priant on ne désespère pas,
en pensant à elle, on ne se trompe pas.
Si elle te tient par la main, tu ne tomberas pas ;
Si elle te protège, tu ne craindras pas ;
Si elle te guide, tu ne connaîtras pas la fatigue ;
Si elle est avec toi, tu es sûr d’arriver au but,
et ainsi tu comprendras, par ta propre expérience,
combien cette parole est juste,

Le nom de la Vierge était Marie (Luc 1, 27)

Texte d'un Père à méditer :

Saint François d’Assise à Frère Léon (XIII° s)

Pourquoi tu ne sautes pas ?

Saint Séraphin de Sarov (XIX° s)

Je n’ai jamais fait un pas,
je n’ai jamais planté un seul clou dans un mur sans Marie,
Joie de toutes les joies !

 

Appel à l’aide

·Comme chaque année Béthanie propose un week-end « chantier » les 16 – 17 octobre prochain pour travailler à son embellissement. Votre aide nous est vraiment nécessaire et tellement précieuse. Sans vous la maison et son environnement ne seraient pas ce qu’ils sont. Merci de tout coeur d’entendre notre appel et de sentir que Béthanie c’est aussi votre maison ! Nous vivons toujours ces journées dans la prière, la joie et une vraie convivialité. A bientôt donc !

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